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Agir pour le climat, c’est ici et là-bas et maintenant !

L’Équateur montre la voie, la France doit mettre la main à la poche !

mercredi 29 septembre 2010, par CD

L’Équateur possède des ressources importantes en hydrocarbures et une économie basée sur la rente du pétrole. Le renoncement en Août 2010 à l’exploitation des réserves de l’ITT Yasuni est une mesure symbolique qui a pour intérêt d’interpeller les diplomaties occidentales.

L’Équateur possède des ressources importantes en hydrocarbures et une économie basée sur la rente du pétrole. Le renoncement en Août 2010 à l’exploitation des réserves de l’ITT Yasuni est une mesure symbolique qui a pour intérêt d’interpeller les diplomaties occidentales. Le gouvernement équatorien au nom du principe onusien de responsabilité commune mais différenciée pour les problèmes environnementaux globaux, demande à la communauté internationale une contribution à hauteur de 50% de la manne financière dont il pourrait disposer s’il exploitait ce pétrole. En évitant les émissions de carbone, cette mesure favoriserait la conservation de la biodiversité en Amazonie, en évitant la déforestation et en respectant les droits des peuples autochtones et leur économie paysanne.
Cette revendication altermondialiste est un pas vers la reconnaissance du climat comme bien public mondial et de la dette écologique des pays les plus pollueurs. Elle témoigne de la prise en compte de la limitation des ressources et la fuite en avant de nos économies productivistes. Elle introduit la justice sociale à l’échelle globale et met en cause le modèle de développement occidental par l’abandon d’exploitation pour des intérêts supranationaux. Elle souligne l’urgence écologique et la nécessité d’une limitation drastique des G.E.S à l’encontre des conclusions du Sommet Mondial de Copenhague.
L’urgence climatique s’inscrit dans une lutte anticolonialiste qui redéfinisse la coopération Nord-Sud pour une solidarité planétaire au nom de la sauvegarde des biens communs.
Enfin, cette démarche est issue d’une politique de respect de l’environnement qui mette en avant les droits de la Mère-Terre développés à l’occasion de la Conférence des Peuples de Cochabamba (Bolivie).

Au nom de la Solidarité Internationale, nous demandons au gouvernement français de prendre toutes ses responsabilités pour participer à l’effort d’indemnisation des peuples du Sud qui renoncent à l’exploitation des ressources fossiles au nom de l’intérêt planétaire.
Et à commencer par un engagement ferme à abonder le fonds Yasuni-ITT de manière significative pendant une décennie.

Commission écologie

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