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Santé : quel rôle pour les Régions ?

Les compétences des « Régions » en matière de santé sont en plein développement.

mercredi 13 janvier 2010, par Jean-Louis FIOLE, Philippe Gasser

Comment adapter ce qui relève des principes acquis de la Sécu Sociale, notamment la solidarité entre jeunes et vieux, malades et bien portants, le financement qui est hexagonal, centralisé, déterminé en partie par les cotisations selon ses moyens, à une maîtrise citoyenne et une politique régionale de santé ?

Actuellement les Régions ont peu de missions de santé. Elles s’occupent de formation professionnelle dans le paramédical, ont des représentants dans les ARH (agence régionale de l’hospitalisation) devenu ARS (agence régionale de santé), développent certaines actions et informations de prévention. Les budgets payés par l’impôt local sont faibles.Les nouvelles ARS concentrent, étatise les pouvoirs des ministres et du pouvoir central mais outre les réformes auront pour mission de trouver de l’argent dans les impôts locaux.

La « Région » doit donc être en mesure de montrer les besoins et intérêts locaux/régionaux en la matière en mesurant la menace des transferts de charges financières.

A coté des institutions dépendantes des ARS (observatoires et autres dans les mains de quelques lobbys et fonctionnaires…) il y a la nécessité de créer un Conseil Régional de Santé, ouverts aux usagers, syndicats, comités et collectifs de défense, professionnels de la santé, administratifs, avec un rôle de contre pouvoir aux ARS et de proposition en rapport avec le terrain et les vrais besoins des usagers.

La loi HPST (hôpital, Patient, Santé, Territoire, dite loi Bachelot) planifie l’offre hospitalière régionale et la médecine de ville en énonçant la possibilité pour les régions de participer au financement des maisons médicales. En contestant cette loi, la Région doit proposer une alternative au maillage prévu qui va se faire en fonction de la rentabilité financière et au détriment des usagers, par la concurrence public/privé et la suppression des structures hospitalière de proximité.
Le rôle de la Région sera donc essentiel pour une répartition des structures de bases de proximité dans les zones sous médicalisées, notamment dans les hauts cantons du Languedoc-Roussillon, ainsi que le soutien au service public hospitalier.

Les élu(e)s régionaux de gauche représenté(e)s dans les futures instances de direction des hôpitaux publics doivent se faire les avocats d’une politique non marchande du fonctionnement et de la gestion de ce service public notamment en exigeant l’embauche du personnel soignant nécessaire, proposer une politique de prévention des causes vraies des maladies :pauvreté notamment dans les haut-cantons, condition de travail, pollution …

la région peut revendiquer d’agir sur les questions touchant au médico-social`(personnes handicapées, institutions pour enfants en difficultés ou déficients -IME IM Pro -, Foyer de Vie pour Adultes, Foyer d’Accueil Médicalisés, Maison d’Accueil pour personnes agées, médicalisées ou non etc ... ), désormais du ressort de la nouvelle ARS (Agence Régionale de Santé, remplaçant l’ARH, agence régionale de l’hospitalisation).. et non plus des Conseils généraux !.. Donc intéressant une vaste frange de la population, dont les besoins actuels et prévisionnels sont bien loin d’être couverts …

La région, peut se saisir du médico- social par le biais des modalités du schéma d’équipement du territoire, et autres instances pouvant concerner les besoins en institutions spécialisées et ’équipements’ du même type.

« Alternatifs » et « Fase » Gardois JL Fiole P Gasser

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