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europe : nous ne tournons pas la page

Traité de Lisbonne

lundi 11 février 2008, par Philippe MARTIN

En votant la révision constitutionnelle, la majorité des députés et sénateurs, avec l’aval de très nombreux socialistes, ont désavoué l’expression majoritaire du peuple en 2005 et empêché qu’il ne se prononce à nouveau sur le traité de Lisbonne.

Ce déni de démocratie qui porte le discrédit sur toute la classe politique n’était pas fatal : Si toute la gauche avait voté non, le traité européen, comme s’y était engagé Ségolène ROYAL, aurait dû être soumis à référendum.

Cette mascarade honteuse va laisser des traces et l’Europe ne pourra continuer longtemps à se faire sans les citoyen-nes. Comment se gargariser à tout bout de champ de « démocratie participative » et faire preuve d’un tel cynisme quand il suffi de respecter le vote populaire par référendum ?

Cette façon de désavouer le peuple est lourde d’inquiétudes pour l’avenir de l’Europe et de la démocratie.

Ce traité place la défense de l’Europe sous la supervision de l’OTAN, donc des ETATS UNIS, et des propositions existent pour rendre l’OTAN autonome par rapport aux gouvernements ; Autrement dit l’Europe peut être entraînée à tout moment dans une guerre partout dans le monde.

Les politiques néo-libérales pourront s’appliquer sans aucun frein. Comment promettre des investissements publics a GANDRANGE ou ailleurs alors que sont interdites les aides de l’Etat qui « faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions » ?

De la même façon, comment croire les déclarations tonitruantes contre le capitalisme financier alors que ce traité favorise la liberté totale de circulation des capitaux et la toute puissance de la Banque Centrale qui n’a pas hésité à verser des milliards d’euros pour venir en aide aux banques ?

Ce coup de force n’empêchera pas que se développent les résistances notamment à l’occasion de la présidence française de l’UE à partir de juin 2008. Les exigences de rupture sont si fortes et irrépressibles que même ce traité ne pourra pas les empêcher.

Les élections européennes de 2009 pourrons être l’occasion de nouvelles convergences pour un projet alternatif à l’échelle du continent.

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